L’insulinome, cette maladie qui ne m’a même pas rendue millionnaire.


Insulinome chez Google

Je le sais, j’exagère un peu…il n’y a pas que les furets !

La première fois que j’ai tapé ce mot dans un moteur de recherche afin de lire des témoignages d’autres malades, j’ai découvert sur des forums que certains rats domestiques ou furets avaient développé un insulinome. Cela m’a fait une belle jambe.

En creusant d’avantage, j’appris que cette tumeur neuro-endocrine du pancréas est très rare, puisqu’elle ne touche qu’environ une à quatre personnes sur un million par année dans les pays développés. Je suppose que dans les autres pays, les malades meurent avant que la maladie ne soit détectée, faute de moyens médicaux ?

D’après les études que j’ai pu consulter et surtout de mémoire, il semblerait que dans la majorité des cas, le plus difficile est de poser le diagnostic. Dès que la tumeur bénigne est retirée, tout semble rentrer dans l’ordre et le malade peut mener une vie à nouveau normale. Un caillou dans la chaussure, quoi.

Sur la population atteinte, seules environ 10% d’entre elle développeront des insulinomes dans d’autres parties de leur corps et puis souvent elles ont plus de soixante ans. On parle alors d’insulinome malin.

Et bien moi qui ne gagne jamais au loto, j’ai cette fois tiré le gros lot. J’ai un insulinome d’environ 25 mm sur la queue du pancréas, et mon foie est atteint à 80 %. Et je n’ai que trente et un ans au moment du diagnostic. Mazette, je ne fais pas les choses à moitié!

Mes amis maniant l’humour m’ont conseillé de jouer à l’Euromillions. Ce n’est décidément pas mon année, puisque même aux jeux à gratter je ne récupère jamais ma mise. Je me contenterai donc d’acheter des petits sachets de bonbons multicolores dans les bureaux de tabac ou de passer mon chemin.

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