La chimiothérapie part en vacances. Et moi avec.

Je me suis effacée sans regret ce mois d’août de la vie parisienne.

L’été, Paris c’est un peu morne, sauf quand on travaille, et de toute façon, je n’aurai même pas pu profiter de la Capitale sans les parisiens puisque j’aurai été clouée dans mon petit appartement avec mari et enfant. Je me suis donc rendue à Dax chez mes parents, avec l’accord de la Cpam bien entendu, afin de poursuivre mes deux séances de chimiothérapie, qui reviennent tous les quinze jours. Ce seront mes seules vacances de l’été, si on peut dire, mais je les apprécie amplement.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas passé un mois complet dans ma région d’origine. Habituellement, j’ai toujours mieux à faire, c’est à dire optimiser mes congés, été comme hiver pour voyager et ne pas perdre une goutte de ces précieuses journées. Je devais être étudiante avec beaucoup de temps libre la dernière fois que j’y suis restée autant de semaines.

Et finalement, j’apprécie de passer du temps en famille. D’abord, parce que je me fais chouchouter, ce qui est extrêmement appréciable au cours de mes séances de chimio, que je profite de la maison loin de l’exiguïté de mon 45 mètres carrés, à défaut de pouvoir aller me promener au bord de l’océan. Ensuite, parce que je me rends compte avec le recul que la famille c’est très important et que mes parents sont les personnes qui me connaissent le mieux et peuvent m’aider à franchir cette nouvelle étape de lutte contre ma maladie.
Je ne sais pas comment j’aurai pu me débrouiller toute seule, même avec l’aide de mon mari, qui doit aussi gérer notre petite fille.

Évidemment, ce ne sont pas des vacances idylliques, car dans l’absolu je les aurai passées en grande majorité avec mon mari et ma petite fille et un peu avec mes parents et mes beaux-parents, mais c’est toujours ça de pris.

Ferias de Dax

Seul regret, en ce moment ce sont les férias de Dax, et c’est l’époque parfaite pour déguster une glace après avoir sauté dans les vagues à Hossegor. Manque de chance, la fatigue liée à ma séance de chimio et le pied à perfusion que je me traine tel un fil à la patte pendant quatre jours m’empêchent d’aller y faire un tour. J’envoie mon mari en éclaireur et j’en profite par procuration, il sera mes yeux et mes oreilles.

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