Rencontre avec la chimiothérapie.

Les premiers traitements s’étant finalement avérés inefficaces, les tumeurs reprenant le dessus sur mon foie, j’ai commencé en urgence des séances de chimiothérapie.

La première séance s’est relativement bien passée, les différents produits -dont l’irinotecan- composant la chimiothérapie m’ont été passés dans le bras, car je n’avais pas encore de chambre implantable. De la fatigue, compensée en dormant, quelques nausées et vomissements, mais qui sont vite passés grâce aux médicaments anti-émétique, des petits aphtes de rien du tout et à peine de la diarrhée. Tout est vite rentré dans l’ordre. Puis, on m’a posé le port à cath sous la clavicule droite pour les prochaines chimiothérapies.

Chic, plus de perfusions !

La seconde séance s’avère plus compliquée à vivre. Au début, tout se passe bien, je tolère le traitement et trouve même pratique de porter un baxter (la chimiothérapie dans une sorte de sac banane, un peu comme un saint-Bernard et son petit tonneau) sur moi, même si je dois dormir avec deux jours de suite.

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Le truc bien pratique qui change la vie / crédit photo Baxter

Puis, tout se complique. D’abord de grosses douleurs continues sur toute la ceinture abdominale gauche me font énormément souffrir. Ensuite, la chaleur me laisse exsangue, dans cette chambre sous les toits. Le ventilateur tourne à plein régime, mais j’étouffe et aucune position ne trouve grâce à mes yeux sur ce matelas d’hôpital. Enfin, à cause de ces nausées et vomissements qui m’empêchent de manger et provoquent des crises d’hypoglycémie qui me stressent à l’avance. Je sais le soir même que si je n’arrive pas à manger, je me réveillerai le lendemain avec un taux de glycémie trop bas. Et pourtant, je n’arrive pas à me forcer à manger. Pour parachever le tout, j’ai un ventre énorme, car si la chimiothérapie donne de la diarrhée, la morphine constipe. Impossible là encore de m’alimenter correctement, je n’ai aucun appétit.
J’ai envie que tout s’arrête. Pourquoi moi, c’est trop injuste.

Et finalement, trois jours plus tard, je me sens mieux, la vie reprend ses droits. Jusqu’à la prochaine chimiothérapie ?

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Ndlr. J’ai découvert des douleurs dans de nouvelles zones de mon corps lors de cette troisième puis quatrième séance de chimiothérapie. Comme à chaque fois, j’ai le moral dans les chaussettes, puis cela remonte doucement. Je suis suivie à Dax par Santé service pour le mois d’août.

Seul hic, je ne sais pas combien de séances je vais devoir supporter.

Que me réservent les prochaines cures ?

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