Bonnes poires

Je vous présente le résultat de mes travaux manuels de ces trois dernières semaines, qui, outre un côté activités manuelles qui n’est pas pour me déplaire, ont également pour mérite de jouer un rôle thérapeutique dans le traitement de ma maladie, en me faisant oublier quelques heures par jour que je suis malade. « Malade, mais pas que », pour reprendre une expression tirée du blog d’une ancienne consœur de peines et de douleurs.

# du crochet

On en a vu fleurir un peu partout cette année sur la toile, de ces mignonnes petites poires au crochet. Du coup, je suis assez contente d’avoir crocheté la mienne, une poire bleue aux yeux orange, il y a belle lurette, à une époque où ça n’était pas la mode. Elle est d’ailleurs issue du livre d’Ana Paula Rimoli, « Amugurumi world », et non pas du célèbre « Tendre crochet » de Sandrine Deveze, bien que j’ai moi aussi fait l’acquisition de cet ouvrage à Noël dernier. Il faut bien avouer que les modèles sont craquants, surtout lorsque l’on a des bébés à gâter.
Bref, tout ça pour dire que la bonne poire du titre ce n’est pas moi, mais cette jolie poire qui a son petit succès. Sont donc venues s’ajouter à ma première poire deux petites nouvelles, non pas dans l’objectif de monter une collection, mais afin de les offrir à des amies. L’une d’elle a déjà trouvé un nouveau foyer, la dernière patiente chez moi en attendant que je trouve le courage d’aller jusqu’au bureau de poste afin de l’expédier dans ses nouvelles pénates.

Et voici des photos de mes mini œuvres (elles mesurent moins de dix centimètres de hauteur). Je mettrais bien volontiers en ligne un tutoriel mais il me semble que pour cela il faut avoir l’autorisation des auteurs. Ceci dit, rien ne nous empêche de nous retrouver pour un après-midi crochet…

poires au crochet

Bilan :

Le crochet reste un bon dérivatif qui me fait oublier ma maladie et passer d’agréables moments. C’est plutôt un bon point.
Il faut que j’améliore ma technique, car même si j’arrive à efffectuer des points réguliers, je ne retiens jamais les points de base. Je dois poursuivre la réalisation de doudous et me tourner vers d’autres projets.

Prochains objectifs : un doudou pour un futur bébé ainsi que le châle en crochet du Chouette Kit n•8 dont j’ai acheté le patron et que Rita le chat a l’air de trouver agréable et facile à crocheter.

# de la couture

Autre ouvrage plus récent, puisque datant de ce week-end, un tutu de princesse pour ma petite fille.

J’avais eu par le passé l’occasion de lui coudre une jolie robe pour notre mariage, dans la même soie et la même dentelle que celles employées pour ma robe, la classe ! Nous étions assorties.

robe mariage

J’ai récidivé, en lui confectionnant une jupe-tablier / jupon en tulle rose pâle, sans patron cette fois-ci. Cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas fait chauffer ma machine à coudre, j’ai donc commis quelques erreurs dignes d’une débutante, mais je m’en sors bien malgré tout. Le plus compliqué a été de coudre l’élastique de la ceinture. Si c’était à refaire (et cela sera certainement le cas lorsqu’elle aura grandi, si elle l’aime), j’emploierais une laize de tissus plus importante, afin d’avoir d’avantage de volants et de donner plus de « bouffant » à ma jupe. Et je vais chercher une autre technique pour rattacher l’élastique, bien qu’en y ajoutant un ruban je ne trouve pas l’ensemble tellement catastrophique. Pour agrémenter mon jupon, j’y ai ajouté un joli nœud cousu dans un cordon spaghetti en Liberty de chez Frou-Frou.

Et voilà le chef d’œuvre !

jupe en tulle

Bilan :

Je suis contente de moi-même car je ne pensais pas avoir la force d’utiliser ma machine à coudre, toujours en raison de ma maladie.
C’est donc plutôt motivant et gratifiant. J’espère pouvoir me remettre doucement à la couture, d’autant plus que j’ai de nombreux projets en stock (idées et matériels réunis).

Prochains objectifs : une housse pour mon Ipad avec du tissu Petit Pan, une robe et des leggings issus des patrons Aime comme Marie. Des lingettes en coton éponge afin de remplacer à terme mes disques à démaquiller (petit geste pour la planète).

Avoir des projets personnels, même de cet ordre là, est à mon avis important, d’autant plus lorsque l’on est atteint d’une grave affection. Cela me donne envie de me projeter dans le futur et non pas de me laisser aller et m’enfoncer doucement mais inexorablement dans ma souffrance en broyant du noir.

# du tricot

Enfin, je continue encore lentement et sûrement à monter mon gilet à pans basculés de chez Phildar. J’ai déjà terminé le dos, le demi-devant droit et bien avancé sur le demi-devant gauche. Il me reste environ la moitié de cette partie à tricoter, ainsi que les manches, puis à monter le tout et enfin à finaliser l’encolure.
Pour se faire une petite idée du résultat final, et si vous êtes impatients, vous pouvez jeter un coup d’œil à cet article de la blogueuse Mathilde du blog Félicie à Paris qui l’a réalisé et qui, en association avec Phildar, met gracieusement à disposition ledit patron. Qu’est-ce qu’on dit ? Merci Mathilde !
L’envie de tricoter ce modèle m’est venue le jour où j’avais craqué sur un modèle de ma marque de vêtements fétiches, Ba& sh. Du fait de ma maladie qui me tient confinée chez moi, j’apprécie de plus en plus de m’envelopper dans de grands gilets doudous et réconfortants. A la vue du prix de ce fameux gilet Ba& sh, j’ai failli faire une crise cardiaque et j’ai vite renoncé à l’idée de me l’offrir, lorsque je me suis soudain souvenue du modèle réalisé par Mathilde. Eurêka ! Puisqu’il est hors de portée de la bourse, rien ne m’empêche d’essayer d’en faire un similaire. Certes, il ne s’en approche que de très loin, certes ce n’est pas beau de copier, et certes je doute qu’au vu de mon niveau en tricot il soit parfaitement réalisé et ressemblant mais il n’empêche que cela m’a donné l’envie de me remettre au tricot. C’est un défi que je me suis lancé et que je compte bien relever et atteindre rapidement.
Je n’ai jusqu’à présent tricoté par flemme que des écharpes, snood, bonnets, ainsi qu’un gilet pour enfant (quand même). C’était donc l’occasion de me lancer dans un vrai ouvrage de tricoteuse ! Voilà qui est fait à présent !

gilet phildar

Bilan :

Bien que j’ai réalisé haut la main le fameux échantillon test, étape obligatoire à tout tricot, je me suis rendue compte trop tard en tricotant une grande surface qu’il était bien plus large que prévu. Ce n’est pas très grave au vu de sa coupe et de l’objectif que je me suis fixée (m’enrouler dedans), mais je dois rester vigilante à l’avenir, afin que mes futurs ouvrages ne me jouent pas le même tour. Vu que je ne pèse plus que trente-huit kilos, ça serait dommage de tricoter du XL.
En conclusion, c’est toujours un peu long de tricoter un vêtement pour adulte, c’est pour cela que je fais des pauses en réalisant d’autres ouvrages en parallèle, mais cela reste aussi un bon dérivatif face à la maladie.

Prochains objectifs : apprendre les torsades et tricoter une housse de coussin jaune moutarde, un poncho et / ou une robe pull, ou si la saison est trop avancée, un petit pull pour le printemps.

En espérant qu’il soit terminé avant la fin de l’hiver !

# du bricolage

Enfin, j’ai terminé un bracelet en macramé et perles que je compte offrir à une amie (désolée pour le spoil, Copine, mais j’avais très envie de le présenter ici). On est loin du bracelet multi-rang de chez Ipanema.
Je me suis plutôt inspirée d’un bracelet de la marque Gas, que je trouvais joli mais également hors de prix et hors budget.
Ils ont par contre certainement un matériel ou une technique meilleure que les miens, car mon bracelet vrille et le leur aucunement.
Le plus compliqué aura été de faire le dernier nœud pour y attacher élégamment le fermoir. J’espère que cela tiendra.

bracelet macrame et perles

Bilan :

La technique est à améliorer, mais cela me rappelle avec amusement les bracelets brésiliens de mes années collège. J’en conclus également que le bracelet initial reste beau mais trop cher eu égard aux matières employées. Il faut alors espérer que le prix soit justifié par une fabrication d’origine française. À réitérer à l’occasion, peut-être avec moins de perles et des nœuds plus apparents.

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Bilan final

Le travail manuel de tout sorte occupe les mains et l’esprit et m’emmène aux confins de ma maladie.

Il reste également un bon moyen d’utiliser son temps libre en apprenant de nouvelles techniques, avec la satisfaction du travail accompli. Il peut être la source d’idées cadeaux originaux et personnels mais à ne réserver qu’aux personnes qui y sont sensibles. Car quoi de plus frustrant qu’un cadeau offert à une personne indifférente et qui ne réalise pas le nombre d’heures passées sur l’objet en question et qui préfère les objets manufacturés. Bon évidemment, il faut aussi savoir s’adapter, respecter les goûts du destinataire et ne pas se lancer à bride abattue dans la réalisation de n’importe quel ouvrage, tel le napperon que l’on pose sur la télévision ou les appuis-coude des fauteuils…heureusement que nous sommes passés aux écrans plats.

Prochaines étapes

# Ressortir mon lourd métier à broder pour me remettre au crochet de luneville et broder de la dentelle, et éventuellement tenter le métier à tisser.
# Me remettre au ukulélé pour jouer « over the rainbow » et « le vent l’emportera ».
# Me mettre plus sérieusement à la photo.
# Et à Photoshop (rien à voir)

Au boulot !

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