J’ai testé …la slow cosmétique

J’avais déjà eue l’occasion de vous parler de ma routine beauté dans cet article. J’ai depuis franchi un nouveau cap, avec la découverte de la slow cosmétique.

Slow cosmetique

Comme Rome, ce changement ne s’est pas fait en un jour, mais est venu petit à petit, par étapes :

Avant ma maladie :

Je ne suis pas une acheteuse compulsive de cosmétiques, mes étagères de salle de bain ne débordent pas de pots, tubes et flacons en tout genre, même si je fais attention à ce que j’applique sur mon visage, en privilégiant mes achats en parapharmacie. Jusqu’à présent, ce gage de qualité me suffisait amplement, j’évitais les achats en grande surface.

Depuis ma maladie, 1ère étape :

En tombant malade, je suis devenue plus vigilante, je me suis mise à sélectionner des produits de beauté issus de la filière bio, tels Weleda et Melvita -pour ne pas les citer-, en conservant malgré tout mon eau micellaire Caudalie et mon shampoing Bioderma. En parallèle, et tant pis pour les contradictions, j’étais encore il y a quelques mois abonnée à Birchbox (une box beauté, sorte de pochette surprise pour adultes, pour ceux qui ne connaissent pas le système des box), que je recevais chaque mois dans ma boîte aux lettres avec grand plaisir. Dans l’ensemble, un petit effort est fait sur les cosmétiques sélectionnés : même si ce n’est que rarement du bio, je constate qu’ils essaient parfois d’évincer des marques avec des composants douteux. Puis, j’ai décidé de résilier mon abonnement car l’effet de surprise passé, je préfère désormais effectuer ma propre sélection (tant qu’à payer, autant le faire pour quelque chose de valable et utile). De plus, certains articles envoyés ne me correspondent pas franchement : au bout de quelques mois, je me retrouve avec des doublons (visiblement, ils aiment les masques pour cheveux et les shampoings, peu efficaces en cas d’alopécie) et des produits que j’emploie peu, tels les vernis à ongle aux couleurs improbables et sur lesquels on peut appliquer une sorte de moumoute pour un effet « velours » curieux.

slow cosmetique produits1

Eau florale, huiles végétales, huiles essentielles…pas besoin d’en faire des tonnes.

Mon choix de sélectionner des cosmétiques bio, je l’ai fait à l’instinct, après avoir lu quelques articles sur les composants toxiques, dont font partie les perturbateurs endocriniens, et avec l’envie de me ré-approprier mon corps qui m’échappe, d’avantage investi par les médecins qui m’imposent -avec mon accord bien entendu- leurs traitements. Le problème est que je me suis rapidement sentie larguée, et qu’il est difficile de s’y retrouver face à cette multitude d’informations dont on est assailli sur internet. On peut y lire tout et son contraire.

Les cosmétiques bio apportent-ils réellement un plus ? Quels composants faut-il évincer en priorité ? Suis-je en présence d’un effet de mode et moi un mouton de plus ? Quelles marques surfent (honteusement) sur la tendance en pratiquant le greenwashing ?
=> Il s’agit uniquement d’une technique de marketing, qui consiste à leurrer le consommateur : en lui faisant croire que les produits sont sains et « naturels » alors que le principe actif bio n’est présent qu’en quantité infinitésimale à côté des composants « nocifs » classiques, ou alors en utilisant une charte graphique et des couleurs qui font penser à la nature, à l’environnement etc…Cela me fait penser peut-être à tort à la polémique entourant le « véritable » savon de Marseille. Ces marques de cosmétiques ont pignon sur rue et ont beau se targuer d’avoir des méthodes vertueuses et respectueuses de l’environnement, si elles étaient réellement détentrice d’un label bio reconnu, je suis certaine qu’elles ne manqueraient pas de l’apposer en long, en large et en travers sur leurs emballages. On peut donc se poser des questions sur leur prétendue éthique bio, en l’absence du précieux sésame. De même, il est bien beau de mettre en valeur un article sans paraben alors que de toute manière ledit paraben n’entre aucunement dans sa composition initiale ou alors qu’il a été remplacé par un autre conservateur douteux. Pour en savoir plus sur le sujet, c’est ici. Si vous effectuez des recherches, vous serez déçus par certaines marques de cosmétiques, notamment celle qui vend une crème à l’immortelle dans un joli pot bleu marine.

Je me suis mise à rêver d’un site ou d’un livre clair et concis, une sorte d’encyclopédie facile à lire. Et il existe ( ou s’en approche fortement) !

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Le livre en question.

Depuis ma maladie, 2nde étape :

J’aurais pu me contenter d’acheter des cosmétiques en magasins bio, d’autant plus que j’habite à côté d’un Bio C’Bon qui a un rayon bien fourni, mais je restais sur ma faim, avec l’envie de parfaire mes connaissances sur le sujet. Ce fut chose faite, grâce à la conjonction de discussions et de rencontres avec les bonnes personnes.

Ma kinésitérapeuthe Nolwenn -qui comme moi se pose des questions sur notre mode de consommation et notre alimentation- m’a donné les coordonnées d’Amanda Velez, naturopathe (je vous en ai déjà parlé récemment ici). Grâce à Nolwenn, j’ai aussi découvert Julien Kaibeck, lequel tient le blog l’essentiel de Julien, qui dispense des conseils en matière d’aromathérapie et d’emploi des huiles essentielles dans la cosmétique.
Amanda, ma Naturopathe m’a également initiée aux bienfaits des végétaux, à la manière de les employer judicieusement (je sais maintenant faire la différence entre une huile végétale et une huile minérale) et m’a donné plein de conseils pratiques. Consulter une naturopathe m’apporte vraiment un plus.
Ensuite, mon amie Sophie est aussi très branchée slow cosmétique. Elle m’a offert le livre dudit Julien Kaibeck sur la slow cosmétique et m’a fait découvrir le blog d’Ophélie, qui est végane, tient le blog Antigone XXI -le blog de l’abondance frugale- nous donne des recettes et nous parle notamment du « no-poo ».
Enfin, ma maman cuisine énormément et me concocte des petits plats équilibrés. Elle sait sélectionner des produits frais et diversifiés. Cet ensemble de facteurs ne pouvait que m’entrainer vers un mode de vie plus sain, bien qu’il m’arrive de craquer régulièrement (mais de moins en moins, victoire !).

Bref, aujourd’hui, je me sens un peu plus calée dans le domaine de la slow cosmétique.

La slow cosmétique, en quoi cela consiste -t’il ?

De ce que j’en ai retenu -car je ne suis pas une experte-, il s’agit d’utiliser des produits naturels, sans composant nocif, donc plus sains pour le corps et la santé avec un impact environnemental réduit. Et uniquement des produits utiles.
Les grandes marques de cosmétiques ont tendance à nous faire croire qu’il est nécessaire de posséder une armada de crèmes, sérums, masques purifiants, détoxifiants, assainissants, bla bla bla, au détriment de notre porte-monnaie, alors que nos aïeules faisaient aussi bien sans et leur peau ne s’en portait finalement pas plus mal, en employant notamment des remèdes de grands-mère.

J’ai donc décidé de réduire le contenu de ma trousse de toilette au strict minimum, de ne pas me contenter de n’acheter que des produits certifiés bio pour me donner bonne conscience, mais également de me mettre aux huiles végétales, huiles essentielles et aux eaux florales, argile verte, pour débuter.

Voici mes premiers gestes « verts » :

⇒ Je me suis achetée une loofah afin de remplacer mon exfoliant pour le corps

⇒ J’emploie de l’huile végétale d’amande douce pour m’hydrater le corps

⇒ Je mélange des huiles essentielles (préparées par Amanda) à de l’huile végétale d’amande douce pour masser mes intestins et atténuer les troubles dont je suis victime

⇒ J’emploie de l’huile végétale de rose musquée pour soigner ma cicatrice et m’hydrater le visage car non seulement elle a un pouvoir atténuant sur les cicatrices mais c’est en plus un excellent anti-rides (et au passage un anti-vergetures). Il suffit de mettre simplement trois gouttes dans le creux de la main, de les chauffer avant de les appliquer sur le visage. C’est aussi simple que cela. La peau ne tire pas, ne brille pas, si l’on ne vide pas la moitié du flacon en une seule fois…(Pour ma cicatrice, l’huile tonic de Clarins est aussi géniale. Par contre, mieux vaut éviter l’huile de la marque Bi-oïl, laquelle comprend des huiles minérales).

⇒ J’emploie de l’eau florale en guise d’eau micellaire

⇒ J’emploie un pain de savon pour remplacer mon gel douche

⇒ Pour l’instant j’emploie un shampoing bio de chez Melvita. Édit du 25 avril : j’ai appris ce jour que bio n’est pas synonyme de slow cosmétique. Il me reste encore beaucoup à apprendre dans ce domaine…

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Baume à la consoude pour les doigts

Depuis ma maladie, 3ème étape, à venir :

Dans les mois qui viennent, j’espère réussir à :

⇒ Coudre mes propre lingettes en tissus éponge réutilisables afin de remplacer mes disques de coton démaquillants ultra polluants. Mais vous pouvez aussi en acheter ici, sur le site Greenweez.

⇒ Utiliser de l’huile de jojoba en guise de démaquillant waterproof, lorsque j’aurai terminé mon démaquillant actuel.

En effet, afin d’éviter tout gaspillage intempestif, je m’astreints à vider les tubes et pots de crème en ma possession pour les remplacer à terme par les huiles que j’ai achetées (ou alors j’alterne, impatiente que je suis. On ne se refait pas). Sauf pour mes vernis à ongle que j’ai immédiatement donnés et remplacés par ceux de la marque Kure bazaar qui se veut plus safe et a retiré le maximum de composants toxiques. (Quelle drôle d’idée ai-je eu d’acheter au moins un litre de gel douche en promotion à la parapharmacie pour Roxane avant de consulter Amanda…)

⇒ En ce qui concerne mon maquillage, je me contenterai de renouveler mon stock avec du maquillage bio, car je ne me maquille pas assez pour le fabriquer moi-même et je ne me vois d’ailleurs pas du tout le faire.

Constat, retour d’expérience :

Voilà, cela reste finalement assez simple à mettre en pratique.

Ma peau ne s’en porte pas plus mal aujourd’hui, je n’ai pas plus d’imperfections qu’auparavant et je la trouve même plus souple et confortable.

Certains diront que cela a un coût et que c’est onéreux. Je n’en suis pas si certaine que cela :

⇒ Tout d’abord parce que la santé n’a pas de prix : c’est naturel, sans conservateurs ou autres composants nocifs pour l’environnement et la peau. Ceux qui ont un petit budget ont quand même le droit de me dire le contraire

⇒ Ensuite, parce qu’on est aucunement obligé de se faire ses propres crèmes, l’emploi d’une huile végétale suffit largement pour commencer et dure très longtemps. Certainement plus qu’un tube de crème de même contenance

⇒ Enfin, il faut certes investir en achetant des flacons mais on peut aussi recycler ses vieux flacons et ensuite la base est souvent la même et il suffit d’y ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles pour se faire son produit.

⇒ De plus, si on se contente des produits de base, et bien le budget cosmétique va baisser, tout simplement ! Avons nous réellement besoin d’un démaquillant, d’un gommage, d’un exfoliant, d’un masque, d’un sérum anti vieillesse, d’une crème pour les yeux, d’une crème hydratante, d’un fond de teint, d’une poudre libre… et tout cela uniquement pour son visage ?

Depuis ma maladie, 3ème étape, à venir (suite) :

Je suis bien tentée de tester à l’avenir sur ma chevelure le « no poo ». Il s’agit de…ne plus se laver les cheveux à terme qu’à l’eau, mais pour ne pas capituler en cours de route, il faut respecter certaines étapes, en espaçant dans un premier temps le lavage des cheveux, puis en remplaçant le shampoing par du bicarbonate de sodium, des huiles essentielles, en employant du vinaigre de pomme. Tout est très bien expliqué sur le blog d’Ophélie, je ne vais donc pas recopier son article mais si vous êtes curieux, je vous invite à le consulter ici. Quant à moi, après réflexion, je vais plutôt m’essayer au low-poo pour démarrer, en me lavant les cheveux moins souvent et avec les produits naturels qu’elle mentionne, ce qui me convient d’avantage.

J’envisage de vous faire un compte-rendu régulier sur mes découvertes dans le domaine de la slow cosmétique, en espérant que cela vous inspire et vous donne envie de vous lancer. Je n’aurais peut-être pas dû terminer cet article par un paragraphe sur le lavage des cheveux, ce n’est pas très vendeur, même si on m’assure qu’il est possible de ne pas avoir l’équivalent d’une bouteille d’huile sur la tête, ni une odeur de beurre rance en espaçant ses shampoings :).

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Édit du 13/04 : Je réussis à espacer mes shampoings de cinq jours assez aisément, mais je reconnais que le port des cheveux court contribue à faciliter grandement cette expérience. Pour l’instant je vide mes flacons, je n’ai pas encore préparé de nettoyant maison.

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