Bonne fête Maman !

 Aujourd’hui c’est le jour de la fête des mères, alors je te souhaite une bonne fête, Maman.

Tu veilles sur nous trois depuis toujours. Tu as fait en sorte que nous ne manquions jamais de rien, tu as même cessé de travailler pour prendre soin de nous. Toujours présente, je me souviens, alors que j’étais étudiante, que tu t’étais déplacée pour assister à une représentation de danse à laquelle je participais. Puis j’ai grandi, je suis devenue adulte et j’ai gagné mon indépendance. Je me suis éloignée, j’étais autonome, je m’assumais et cela me convenait bien comme cela.

A défaut d’un bouquet, je t’offre une photo du jardin de Claude Monnet 

Au début insouciante face à cette maladie qu’on me présentait comme bénigne, je pensais guérir rapidement, me débrouiller sans problème. Au pire je serais un peu fatiguée, mais cela ne serait l’affaire que de quelques semaines, voire de quelques mois. Dans mon esprit, il n’était pas nécessaire que tu te déplaces pour une petite hospitalisation de rien du tout.

Mais au contraire, dès que tu as su que j’étais malade, tu as accourue à mon chevet.

Et heureusement, car ma maladie s’est avérée plus grave que prévue et mes séjours à l’hôpital se sont prolongés et répétés.

Tu as alors passé des heures à veiller sur moi lorsque j’étais au plus mal, à t’inquiéter sans m’alarmer, à dormir à mes côtés sur un lit de fortune, à faire le travail des infirmières la nuit, alors que ces dernières tardaient à venir.

Tu m’as préparé de bons petits plats afin de palier à cette nourriture infecte qu’est la cuisine de l’hôpital.

Tu m’as assisté lorsque j’ai réussi la prouesse de cumuler une fracture du bras, des oedèmes aux jambes, une maladie transmise par Roxane, la chimio et, cerise sur le gâteau, un brin de déprime.

Tu es à mes côtés lors de chaque séance de chimio, tu m’accompagnes à l’hôpital, à mes consultations médicales.

Tu passes ta vie dans les trains, à faire des allers-retours entre chez toi et chez nous.

Tu as mis ta vie et tes activités entre parenthèses pour t’occuper de moi, de mon enfant et même de mon mari, puisque tu fais les courses, tu prépares les repas, tu ranges l’appartement, tu vas chercher Roxane à la crèche et tu m’achètes des fleurs.

Je redeviens une petite fille qui se laisse cocooner par sa maman.

Alors que c’est justement maintenant que tu devrais pouvoir prendre du temps pour toi. Te remettre à la peinture que tu affectionnes tant, te promener, prendre soin de ta santé.

Alors que dans l’ordre des choses, cela serait plutôt à moi de me soucier de ta santé et t’épauler.

Cela ne doit pas être évident de voir son enfant souffrir et se sentir impuissant.

Est-ce que l’instinct maternel est inné ? En te regardant, je pense que oui.

Je te remercie d’être ma Maman, tout comme je remercie ma petite Roxane de m’avoir permis de devenir Maman à mon tour. Une maman imparfaite et pas toujours au top, mais une maman quand même. Voir son regard s’illuminer et la regarder s’élancer vers moi lorsque je vais la chercher à la crèche est le plus beau des cadeaux.

Je souhaite aussi une bonne fête à ma Belle-Maman qui, elle aussi, répond toujours présent lorsque nous lui demandons de nous épauler et qui s’occupe très bien de Roxane lorsqu’elle vient passer le week-end en Normandie.

Je sais que j’ai beaucoup de chance d’être aussi bien entourée. Et que ce n’est pas le cas de toutes les personnes malades.

Bonne fête également à toutes les Mamans, qui ne sont pas toujours reconnues alors qu’elles font le plus beau métier du monde.

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